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#Psssttt Yande Diop comme dirait wolof ndiaye “topagueumeu ba ma seuss”

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J’ai très peu écrit, commenté, échangé sur l’actualité de la semaine. Lundi, le candidat Khalifa Ababacar Sall, mon candidat à l’élection présidentielle ne faisait pas partie des cinq candidats à la course.

 

Surprise pas tant que ça

 

Cela démontre encore s’il le faut l’acharnement dont il fait l’objet depuis deux ans ou même cinq si on y réfléchit bien.

Yande, j’ai vu les internautes nous railler, nous décerner le prix nobel de la paix, ou encore suggérer que les gens viennent prendre femme dans nos rangs tellement ils sont surpris de notre capacité à encaisser les coups.

Yande, savez vous ce que j’ai fait en ce jour de vendredi ?

Je me suis rendue au cimetière, j’ai observé toutes ces tombes, alignées, silencieuses, amorphes.

Oui Yande, c’est le seul lieu où nous sommes certains de nous rendre tôt ou tard.

Appréhendez la mort dans toute sa splendeur, il en faut du courage, paraît il.

Voilà où nous tirons notre force Yande, nous sommes des croyants pas de façades, pas de circonstances.

Seule la lutte libère disent ils. Mais qui doit se battre ? Qui doit monter au créneau ? Qui doit être garant du respect de notre loi fondamentale ?

Ceux à qui nous avons confié cette mission ont failli, pas seulement maintenant, mais depuis 2007.

Oui, la justice est bien morte ( peut-être pas encore enterrée).

Que faisait notre président pendant ce temps? Il inaugurait une mosquée au rythme des tams tams de ces militants.

Oui, ils étaient dehors, et non pas dans la mosquée.

Oui, ils ont accueilli leur chef avec tout le folklore qui sied.

Non, ils ne pouvaient pas écouter le “Xoutba” de l’imam, ils ont préféré danser, chanter, vociférer les bienfaits de l’émergence.

Chacun fait ce qu’il veut…. C’est ça la liberté. Le président a choisi d’investir dans les cités religieuses grand bien lui fasse, mais pas loin dans cette même banlieue une jeune fille a perdu la vie en donnant naissance à des jumeaux. Que vive l’émergence sous le son du tam tam et les pas de danse des prolétaires.

Yande quand vous écoutiez la revue de presse moi je recevais l’appel d’un journaliste qui voulait que je donne mon appréciation sur la justice populaire suite à la découverte macabre du jeudi sous le pont de la Patte d’oie.

Ce que je n’ai pas fait sur les ondes mais que je vais faire ici

Quand les citoyens ont le sentiment qu’il y a une justice à deux vitesses

Quand ces derniers sentent qu’il y a un traitement inéquitable des dossiers

Quand il y a des intouchables

Quand les citoyens se font attaquer à tous les coins de rues

Quand la population n’est pas en sécurité

Elle s’arme

Elle prend les devants

Elle prépare la riposte

Elle solde ces comptes

Et nous en sommes là. N’est ce pas le chef de la police qui avait demandé à la population de se protéger elle même.

Tel est le cas

Mais pour en revenir à nous “Khalifistes “:

Pourquoi les gens veulent que nous mettons ce pays à feu et à sang ?

Nous “ Khalifiste”

Et pas nous “ le peuple”

Ne sont ils pas concernés ?

Ne sont ils pas atteints ?

Il faut toujours une dichotomie, une distinction nous sommes tous aussi LÂCHES que notre président.

Nous sommes conscients de la forfaiture.

Nous sommes conscients des abus de pouvoir.

Nous sommes conscients de la volonté de l’exécutif d’abattre un homme.

Et nous observons, nous nous taisons, nous fermons les yeux tous LÂCHES.


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