Ombres et lueurs du parrainage

La réunion tenue le 23 août au Ministère de l’intérieur, marque le point de départ de la course pour la validation des candidatures à l’élection présidentielle du 24 février 2017 au Sénégal. Ce fut l’occasion pour plus de 80 coordonnateurs de candidat de retirer les fiches de parrainage. La coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) du président sortant Macky Sall ouvre le bal.

Benno Bokk Yakaar

Pour le lancement de sa campagne de parrainage la coalition BBY a battu le rappel des troupes avec une forte mobilisation au centre Abdou Diouf. Ce qui a eu le don d’arracher quelques pas de danse timides et désarticulés au président sortant.

Le ton est donné, Aminata Touré dite Mimi ancienne première ministre est chargée de coordonner pour la campagne de parrainage.

Suivra par la suite, l’investiture du candidat Macky Sall au Dakar aréna, en présence de chefs d’Etats de la sous région.
Ils étaient tous là : compagnons de circonstance, transhumants alimentaires, politiciens illicitement riches, mouvements de soutien de toutes sortes. Deux millions (2.000.000) de signatures collectées selon la coordinatrice Aminata Touré. Un seul objectif un coup KO .

L’opposition

Les ténors de l’opposition compte dans leur rang des candidats en maille avec la justice. Ces deux candidats déclarés ont déposé leur dossier de parrainage ce lundi 17 décembre en fin d’après midi sous le slogan “dagnouye bokk” ( ils participeront ). Qu’en est il réellement ?

Karim Wade

Il est au Qatar depuis plusieurs mois s’est déplacé au consulat du Sénégal au Koweït pour s ‘inscrire lors de la révision des listes électorales. Cependant, à la réception de sa carte d’identité la mention non inscrit barre la partie électeur. Faut il le rappeler lors de la révision du code électoral il a été rajouté la qualité électeur comme condition de recevabilité de la candidature.

Khalifa Ababacar Sall

Il est convoqué devant la chambre criminelle de la Cour Suprême ce 20 décembre. Son dossier suscite des inquiétudes au sein même de la justice sénégalaise. A ce titre, le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) Souleymane Téliko constate pour s’en désolé, la précipitation avec laquelle l’affaire Khalifa Ababacar Sall a été traité. “C’est vrai, il y a une certaine rapidité dans le traitement de cette affaire (Khalifa Sall). Et dans le contexte actuel préélectoral, le contenu de la qualité de potentiels candidats, même prévenus, relève de cette célérité particulière qui est de nature à laisser penser que la justice obéit à un calendrier politique. Et c’est une situation déplorable que nous regrettons et nous invitons tous les magistrats à se conformer aux exigences de neutralité et d’impartialité et à éviter de laisser penser que la Magistrature est un bras séculier de l’Exécutif”, dans un entretien avec le quotidien l’Observateur.

Ce qui est constant, c’est que tous les techniciens du droit s’accordent à dire qu’une condamnation définitive ne peut pas intervenir avant le 20 janvier 2019 date de la proclamation définitive de la liste des candidats.

L’opposition libre de ces mouvements

Ils ont été nombreux à déclarer leur candidature à la prochaine élection présidentielle. A ce jour ( mardi 18 décembre 2018) on peut noter que : Madicke Niang , Aissata Tall Sall, Thierno Bocoum, Pierre Goudiaby Atepa, Malick Gackou, Issa Sall, Ousmane Sonko, Idrissa Seck, Mamadou Lamine Diallo, Aida Ndiongue, Boubacar Camara, Bougane Gueye Dany, ont déposé le nombre de signatures requis au niveau du conseil constitutionnel.

Les candidats les plus sérieux à l’élection présidentielle de février 2019 ont tous déposé leur dossier de candidature auprès du conseil constitutionnel. Si l’objectif du pouvoir était de décourager certains prétendants force est de constater que c’est peine perdue.L’autre bataille qui commence maintenant c’est la validation des dossiers de parrainage par le conseil constitutionnel que l’opposition soupçonne d’être le bras séculier de l’exécutif.
L’enjeu majeur de ces élections demeurent donc le nombre de candidats retenus dans la liste définitive. Wait and see

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