Et si les sénégalais faisaient le succès de Seneporno ?

Plus de 450.000 nouveaux visiteurs par mois, 8 millions vus sur la page et une durée de visite moyenne de 9 minutes, Seneporno est décidément le site sénégalais de tous les records, si l’on se fie à Alexa. Qu’on le dise ou non, les sénégalais n’y sont pas insensibles. Pourtant il y aurait 9.74 millions d’internautes avec 61% de pénétration dans tout le pays. Ce qui veut dire qu’environ une bonne partie d’entre eux visitent le site tous les mois, et on note des internautes qui n’ont jamais été sur la plateforme pornographique. Simple curiosité ou envie d’assouvir ses fantasmes sexuels ? Dans tous les cas, le web sénégalais est entré dans une nouvelle dimension : celui-ci du visionnage dé-compléxé, mais non assumée de vidéos made in Sénégal.

Seneporno : l’univers des sextapes émergents

Seneporno est arrivé dans un contexte où la connectivité mobile s’est largement développée dans le pays. Désormais, grâce à un smartphone, il est possible de se filmer dans une position peu honorable pour assouvir ses fantasmes sexuels. Sur la plateforme, la plupart des vidéos amatrices, souvent de mauvaise qualité, sont réalisées par des sénégalaises dans le but d’exciter une personne qui se situe au bout du fil. En effet, l’utilisation d’applications comme Whastapp rend possible le partage d’une « sextape » entre conjoints ou amis. C’est là où se situe le problème, car une vidéo supposée rester dans le cadre privé se retrouve du jour au lendemain sur Seneporno. L’identité de la personne qui l’a envoyée reste souvent inconnue et la faute revient à ce fameux « Kocc » que les services de police ont pu localiser la position, à l’étranger. Parmi les victimes : des journalistes, des jetseteurs (ses), des lutteurs, des footballeurs ou de parfaits inconnus qui découvrent souvent avec étonnement leurs parties intimes sur un des sites les plus visités par les Sénégalais.

Outre ces personnages que l’on peut qualifier de victimes non sans dénoncer leur imprudence, il y a aussi des sextapes dont les auteurs ont donné leur accord pour la publication de leurs vidéos. Ce sont souvent des travailleuses du sexe qui y trouvent une sorte de « promotion » de leur sale activité. Autant dire qu’au Sénégal, les sextapes sont à la mode et ne choquent presque plus.

Seneporno : quand le tabou devient une normalité

Avec autant de visiteurs par mois, on peut dire que le porno sénégalais n’est plus devenu aussi tabou que par le passé. Il fut un temps où de nombreux sénégalais parcouraient les sites pornographiques occidentaux à la recherche de cette fameuse « Black » aux allures africaines ou sénégalaises afin de faire le parallélisme avec la fille du quartier. Aujourd’hui, c’est tout un univers qui se décomplexe et certains affichent clairement leur préférence locale, bien qu’étant de qualité moindre. A force de scandales (allusion faite à cette célèbre danseuse), de vies privées dévoilées et d’honneurs foulés au pied, la société sénégalaise a, semble-t-il, décidé de laisser faire. A cela s’ajoute le mutisme des autorités qui tardent à prendre des mesures ou font exprès de laisser les sénégalais face à leur distraction favorite : le sexe. Bref, Seneporno dévoile au grand jour une hypocrisie purement sénégalaise qui consiste à dénoncer en public ce que l’on fait en privé.

En tout cas, si vous voulez vraiment échapper au risque de voir vos images être publiées ou partagées sur ce site ou dans d’autres sphères, commencez d’abord par ne pas les prendre. Adoptez un #Netattitude et sachez que l’amant d’aujourd’hui peut se transformer en ennemi demain.

*Image Reversepam

@Reversepam #GalsenCreative

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