Afrique face au changement climatique

Nous avions convenu de partager avec vous nos pérégrinations et nos expériences. Aujourd’hui, nous vous parlerons de météo, de climat, de changement climatique…………Nous sommes à Abidjan, pour participer à l’Atelier Régional RHYVA avec comme thème : « le parlementaire et le journaliste face aux risques hydrométéorologiques ». Cet atelier vise à mettre en évidence l’ampleur des risques hydrométéorologiques auxquels les populations sont exposées en milieu urbain; à partager les initiatives pour la réduction des risques de catastrophes qui existent dans le monde et dans la sous-région ouest africaine; à intégrer le Changement climatique et la Réduction des risques de catastrophe (RCC) dans les microprojets conduits par les parlementaires.

Les villes africaines sont parmi les zones les plus vulnérables face au changement climatique. Elles connaissent des taux d’urbanisation parmi les plus élevés au monde, notamment dans les zones côtières. Actuellement, un Africain sur trois vit en zone urbaine et des projections indiquent que d’ici 2035 un Africain sur 2 vivra en zone urbaine (source Nations Unies).[1]

Les conséquences du changement climatique en Afrique, plus particulièrement la Cote d’Ivoire, le Sénégal et le Niger, se manifestent à travers :

– l’érosion côtière

– les inondations

– les glissements de terrain

– la sécheresse

– insécurité alimentaire

– désertification

– les épidémies

– la canicule

– perte de la diversité biologique

– feux de brousse

Dans les villes africaines, l’impact des inondations est souvent amplifié par la pression démographique avec l’installation des populations dans des zones informelles et non ædificandi ( ne pouvant recevoir un édifice) et qui constituent souvent des bas-fonds ou d’anciennes rivières qui se sont asséchées et qui s’inondent rapidement en cas de fortes pluies.

Comment faire face à tout cela ? Quelles réponses de prise en charge sont données par ces pays ?

Le caractère multisectoriel et multidisciplinaire de la problématique des risques hydrométéorologiques nécessite la mise en place d’un réseau de chercheurs (botanistes, médecins, biologistes, économistes, physiciens, météorologue, sociologue etc) qui constituerait un creuset d’expertise national et sous régional de qualité en matière de prise en charge des catastrophes depuis la prévention jusqu’à la réponse.

Sur le plan national les pays se sont organisés en Comité, Groupe et sur le plan régional nous avons l’exemple du Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique (PARRAF).

Les données hydrométéorologiques sont importantes pour une bonne prise en charge en amont des risques de catastrophes. Pour ce faire, il faudrait que les pays cités en amont donnent les moyens à ces différents services pour être en mesure de jouer leur rôle d’alerte.

Le plan d’action de Sendai, actuellement en vigueur (2015- 2030), vise à atteindre les résultats suivants:

« La réduction substantielle des pertes et des risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, l’accès aux moyens de subsistance et à la santé des personnes, et l’accès aux biens économiques, physiques, sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises, des collectivités et des pays. »

En ce qui concerne l’Afrique, on note de nombreuses lacunes et insuffisances de même que la faiblesse des moyens, notamment les budgets mis à disposition pour faire face aux catastrophes. Il est important voir primordial que la zone Afrique s’organise par la mise en place d’un fond afin d’être en mesure de faire face aux catastrophes. L’exemple de la fièvre hémorragique ebola est encore vivant dans nos mémoires. Le retard noté dans la prise en charge de l’épidémie a facilité sa propagation. Aujourd’hui, les parlementaires, les élus sont mis à niveau par rapport à ces questions en espérant qu’un plaidoyer sera rapidement mis en place dans les pays que sont le Niger, la Cote d’Ivoire et le Sénégal.

[1] http://www.aic2013.uac.bj/IMG/pdf/kodja_p310-315.pdf

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